Avec son franc-parler, sa façon unique d’être drôle et attachante à la fois, Josiane Balasko est une devenue une figure incontournable du cinéma français. Elle ne ressemble à personne, et personne ne lui ressemble. Elle incarne pourtant une modernité que l’on pourrait facilement lui envier, car comme actrice, elle est « gender » jusqu’à la racine de ses perruques.
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Capable d’interpréter une impressionnante palette de rôles, de changer de sexe comme on change de robe, de se mouvoir avec aisance dans la peau d’une camionneuse (Gazon Maudit) ou d’une mégère non apprivoisée (L’Ex-femme de ma vie)… elle irradie de drôlerie, et d’un comique toujours bienveillant à l’égard de l’espèce humaine.
Josiane Balasko joue à l’envie de son image d’anti-sex-symbol, avec un naturel désarmant, comme le font les petites filles enivrées par le plaisir du jeu, de la représentation, du changement de masques, du simulacre.
Jouer à faire semblant d’être quelqu’un d’autre, où ça passe, où ça casse. Chez elle, cela passe toujours. Peu d’actrices prennent autant de risques avec leur propre image, une image d’elle-même décomplexée, hors-normes, et particulièrement émouvante dans ce parti pris de simplicité. Nous sommes bien sûr lucides sur le travail que représente une telle simplicité. Rien de plus difficile que l’apparent « naturel ». Rien de plus difficile que la comédie.
Pour fêter les 30 ans de notre Festival, nous sommes donc heureuses d’accueillir Josiane Balasko, une très grande actrice d’aujourd’hui, mais aussi une réalisatrice et une romancière, que nous aimons depuis toujours et dont nous apprécions les engagements.
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