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Pour
ces vingt-cinq ans dexploration,
le Festival a donné carte blanche
à Karine Saporta, chorégraphe.
Nous lui avons confié le soin de nous
guider dans une réflexion sur lévolution
des techniques de limage afin de cerner,
notamment, ce que larrivée des outils
numériques ouvre comme perspectives
aux artistes et implique comme révolution
esthétique des modèles. |
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Installations
exposées
en permanence
Là où cela
veut poindre, dAnne-Sarah le
Meur
(France, expérimental, 3D, 2001, 14)
Des mouvements lents, des textures et des teintes se condensent
en différentes échelles de représentation.
Des sensations visuelles inédites, dans une intimité
inattendue.
Les
guerriers de la brume, de Karine Saporta
(France, création scénique, 2002,10)
Nous sommes en 4025, les peuples du Nord de la Terre ont
éliminé beaucoup de peuples du Sud. Au cours
du troisième millénaire, ils ont perdu de
leur vitalité et se sont affaiblis à cause
dune alimentation à base dOGM et dun
mode de vie conditionné par des technologies très
sophistiquées.
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Autour
de cette nouvelle section
nous
accueillerons mercredi 26 mars à 18 heures
Karine Saporta, qui, en tant que chorégraphe, témoignera
de lapport des images virtuelles dans son spectacle
Les Guerriers
de la brume et qui, pour nous guider dans la réflexion
sur lusage des nouvelles technologies de limage
liées aux différents arts, reçoit Christine
Buci-Glucksmann et Miguel Chevalier.
Christine Buci-Glucksmann, philosophe, sinterroge
depuis de nombreuses années sur les principes du baroque,
du beau, sur limage, le flux des images et la folie
de voir. Pour elle, on est passé de limage-cristal
du modernisme à ce quelle appelle limage-flux.
Une image post-éphémère, rhizomatique
et fluide qui rompt avec la théorie traditionnelle
de la mimesis. Le virtuel et loeil technologique mondial
constituent aujourd'hui une nouvelle folie du voir, que l'on
peut déchiffrer à partir des modèles
baroques et modernistes.
Le baroque rêvait d'un oeil qui se voyait lui-même
à l'infini,
le virtuel l'a accompli.
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