SO BRITISH !
en partenariat avec :

Avec plus de 25 réalisatrices, nous chercherons à comprendre ses nouveaux courants, ses perspectives en proposant un patchwork de 40 films.
Au programme nous retrouverons : Sally Potter, Kim Longinotto, le collectif Amber,… Nous irons à la rencontre de la nouvelle génération de réalisatrices en présentant leur premières œuvres : Amma Asante, Andrea Arnold, Lynne Ramsay, Lisa Gornick, Sandra Golbacher, May Miles Thomas, Beata Hugues, …
La rétrospective complète des œuvres de Sandra Lahire (1950-2001), figure majeure du cinéma expérimental féministe nous permettra de retrouver le thème du corps au centre de sa réflexion et de son action.

Enfin trois collectifs auront carte blanche pour décliner la nouvelle vague du cinéma britannique.
- Birds Eye Review, le tout jeune festival de films de femmes anglais présent avec un programme spécial de courts-métrages.
- Cinenova, distributeur de films et de vidéos réalisés par des femmes depuis les années 80 proposera un choix des films en archives.
- Lux, la structure qui produit, diffuse et défend les oeuvres d’artistes contemporains et classiques collabore à l’hommage à Sandra Lahire.?


Les films du programme

- Bhaji on The Beach (Ballade à Blackpool) Gurinder Chada, 1993, 101’
- Hush-a-Bye Baby Margo Harkin, 1990, 72’
- A way of Life Amma Asante, 2004, 91’
- Beautiful Thing Hettie MacDonald, 1996, 90’
- in the name of Beata Hughes, 2006, 90’
- Kiss of Life Emily Young, 2002, 100’
- Morvern Callar (Le voyage de Morvern Callar) Lynne Ramsay, 2001, 97’
- Nanou Conny Templeman, 1986, 101’
- Nina’s Heavenly Delights Pratibha Parmar, 2006, 94’
- On a Clear Day (Une belle journée) Gaby Dellal, 2004, 98’
- One Life Stand May Miles Thomas, 2000, 115’
- The Principles of Lust Penny Woolcock, 2002, 108’
- Red Road Andrea Arnold, 2005, 113’ et Wasp, 2003, 23’
- Sisters in Law Kim Longinotto et Florence Ayisi, 2005, 104’
- Under the Skin Carine Adler, 1997, 83’
- The Scar Amber Production Team, 1997, 115’
- The Hamburg Cell - cellule Hambourg Antonia Bird, 2004, 100’
- Tick Tock Lullaby Lisa Gornick, 2006, 85’
- Wasp Andrea Arnold, Royaume-Uni, 2003, 23’,

- HOMMAGE A SANDRA LAHIRE

- HOMMAGE A SALLY POTTER



MIRA NAIR

Réalisatrice indienne de renommée internationale installée à New York, Mira Nair a bouleversé le public en 1988 avec Salaam Bombay ! Depuis, au fil d’œuvres évoquant aussi bien l’exil que le pays de ses racines, les injustices sociales, le choc des cultures, la place de la femme et le désir, elle a confirmé son statut de créatrice phare.
Mira Nair fera au Festival International de Films de Femmes, qui lui rend hommage, l’honneur de sa présence dimanche 25 mars pour la projection en avant-première de The Namesake, son dernier film (en partenariat avec la Fox Searchlight, la sortie sur les écrans étant pour le 28 mars).



Les films du programme

- The Namesake Un nom pour un autre
Gogol, jeune indien né en Amérique, souhaite réussir à s’intégrer à son entourage malgré les réticences de ses parents qui voient d’un mauvais oeil l’abandon progressif de leur mode de vie traditionnel. Ses parents ont quitté Calcutta pour s’installer en Amérique en s’adaptant tant bien que mal à leur nouvelle vie. Pour Gogol, une véritable crise identitaire se cristallise autour de son nom, résultat d’une erreur administrative et dont il ne comprendra le sens qu’au bout d’une quête qui lui fera retrouver et comprendre ses origines et renouer avec sa culture.

- Le mariage des moussons Monsoon Wedding
Aditi, jeune fille de la classe aisée de New Delhi s’apprête à épouser Hemant, informaticien indien expatrié à Houston. Dans la fébrilité des préparatifs, Aditi avoue être éprise d’un autre homme et les lourds secrets du passé soudain refont surface. Malgré un joyeux désordre, le mariage a finalement lieu dans un débordement de couleurs, de chants et de danses. Tourné en quatre semaines, le film restitue la joie communicative et la spontanéité d’un mariage panjâbî, tout en scrutant une société en pleine mutation. Un véritable chant d’amour de l’ancien et du nouveau Delhi en même temps qu’une célébration de la culture Panjâb.

- India Cabaret
India Cabaret part à la rencontre de deux strip-teaseuses dans une boîte de nuit de Bombay et questionne d’emblée les notions de stéréotypes féminins de la femme respectable et immorale dans l’Inde d’aujourd’hui. La caméra filme l’intimité de leur travail dans l’arrière-salle d’une boîte de nuit et recueille leurs confidences, rêves et craintes. Avec franchise et ouverture, elles parlent de leurs vies avec lucidité alors que les propos de leurs clients nous rappellent les règles de cette société patriarcale. Dans leur famille, elles retrouvent leur rôle d’épouse et de mère, à la fois dévouées et soumises. Sensible sans être mièvre, le film examine le rôle des femmes en soulignant les valeurs et contradictions de la société indienne.

- Salaam Bombay !
Krishna , 10 ans, gagne sa vie comme livreur de thé. A Bombay, Il vit au jour le jour dans la rue avec plusieurs autres camarades de son âge. Dans les quartiers chauds de la ville, les malfrats, les bordels et les prostituées forment un microcosme du monde où la lutte pour la survie tient lieu de recherche du bonheur. À la fois dur et émouvant, Salaam Bombay est le portrait d’une ville que les étrangers n’ont jamais vue, tourné essentiellement avec des enfants des rues. Le film valut à la réalisatrice une reconnaissance internationale immédiate. “J'ai voulu, à ma manière, avec Saalam Bombay ! permettre à la "petite monnaie" (« Paisa », surnom donné aux enfants de la rue en argot Hindi) de s'exprimer”. M.N.


- Kama Sutra Kama Sutra : A Tale of Love
Une somptueuse et sensuelle exploration de l’amitié et de la rivalité entre deux femmes, une princesse et sa servante, au XIVe siècle en Inde. Toutes deux utiliseront les enseignements du Kama Sutra, l’antique traité sur l’amour et la sexualité, comme une arme dans leurs relations complexes.



BRITISH


Soirée de Gala So British !
Jeudi 29 mars à 21h
en partenariat avec le British Council
Yes
de Sally Potter
en présence des réalisatrices de la section

 

DESIRS / HISTOIRES DE VOIR

 


« Ainsi entre les élans et les multiples objectifs du désir, le monde dont je fais partie interpose ses arguments et ses obstructions » Philip Roth (Professeur de désir, éd. Gallimard, 1979)
Pourquoi faut-il que ce soit toujours à travers ? Pourquoi faut-il que nous nous regardions toujours à travers ?
C’est toujours à travers que cela se passe. À travers, nous croyons voir, devinons ce dont il s’agit. À travers nous nous en saisissons, pour le confisquer, pour le conserver. Partant de ce constat, la section Histoires de Voir se propose,
depuis quatre années, de regarder sans concession notre monde, d’en lire les joies comme les douleurs. Nous avons pris le parti de travailler sur des thématiques transversales afin de pouvoir interroger et chahuter l’actualité dans tous les domaines de la création et de la recherche. ?De nos premiers questionnements sur l’exil, nous avons renversé les différences pour mieux saisir nos utopies (d’hier à demain). Et maintenant, après cette traversée, que nous reste-t-il ? Un vieil appel à l’humanisme, le moteur de toutes choses, selon Aristote : les désirs. Mais quels sont-ils ? Que signifient-ils ? Quelles formes recouvrent-ils ? Sont-ils uniques ou multiples ?


Autour de 16 programmes, nous tenterons de répondre à ces questionnements
Télécharger le programme complet de cette section