// SO BRITISH ! //
Sally Potter
Sans conteste la réalisatrice britannique la plus célèbre, Sally
Potter a quitté l’école à 16 ans pour devenir cinéaste en
rejoignant la London Filmmakers Co-op pour y réaliser des
films expérimentaux. Après une formation en danse et en chorégraphie,
elle forma plus tard sa propre compagnie et remporta
un vif succès avec ses productions. Également musicienne
accomplie, elle a composé et tourné avec des groupes et fait
de la musique de film.
Entre 1969 et 1971, elle réalise plusieurs courts métrages expérimentaux
qui explorent le temps et l’espace cinématographique.
Plusieurs de ces films sont des oeuvres multi écrans.
Son premier long métrage mettant en vedette Julie Christie,
The Gold Diggers (1983) présenté à Créteil en 1985, a été décrit
comme une ambitieuse tentative de réécrire l’histoire du cinéma
d’un point de vue féministe. Réalisé avec une équipe et une
distribution entièrement féminines, le film est à la fois une lettre
d’amour et une critique du cinéma conventionnel. Toutefois, le
film peine à toucher son public et il faudra près de 10 ans avant
que Sally Potter ne revienne au long métrage.
C’est avec Orlando (1992) que la réalisatrice acquiert véritablement
une large audience et un immense succès international
avec plus de 25 prix importants.
Les films de Sally Potter se distinguent par l’entrelacement caractéristique
des images, de la performance des comédiens et de
la musique, de même que par sa démarche audacieuse qui mêle
et transcende les notions de sexe et de genre.
> Yes
Royaume-Uni, 2004, 101’, 35 mm, couleur, v.o. anglais,
s.t. français et allemand
Entièrement écrit en alexandrins, Yes raconte l’histoire d’une passion entre
une femme américaine et un homme du Moyen-Orient qui se retrouvent
confrontés à quelques-unes des plus importantes sources de conflits de
notre génération : la religion, la politique et le sexe.« J’ai commencé à écrire Yes dans les jours qui ont suivi les attaques du 11 septembre à New-York. J’ai senti un besoin urgent de répondre à la rapide diabolisation
du monde Arabe en occident et à la vague de haine parallèle qui
frappait les Etats-Unis. Je me suis posée cette question : que peut faire une
cinéaste dans une telle atmosphère de haine et de crainte ? Quelles sont les
histoires qui doivent être racontées ? » S.P.
> Orlando
Royaume-Uni, 1992, 93’, 35 mm, Couleur, v.o. anglais,
s.t. français
Une adaptation du classique de Virginia Woolf.
Un aristocrate traverse 400 ans de l’histoire
de l’Angleterre, d’abord en tant qu’homme,
puis en femme. C’est l’histoire d’une quête de
l’amour. Touchant les questions contemporaines
du genre et de l’identité, le film est remarquablement
fidèle à l’esprit de Virginia Woolf.
> La Leçon de Tango (The Tango Lesson )
Royaume-Uni, 1997, 100’,35 mm, Couleur et N/B, v.o. anglais, s.t. français
Entre réalité et fiction, le film raconte comment une cinéaste
découvre et se passionne pour le tango. Inspiré de la
propre vie de Sally Potter, le film soulève la vraie question
au coeur de cette histoire : comment suivre quand son instinct
est de mener ?
> The Man who Cried ( Les Larmes d’un homme)
Royaume-Uni, 2000, 100’, 35mm, Couleur et N/B, v.o. anglais, s.t. français
Débutant en Russie et se terminant à
Hollywood, le film se déroule à Paris en
1939. Suzie, une adolescente est à la
recherche de son père disparu. Les gens qu’elle
rencontre, une danseuse, un chanteur d’opéra
et un cavalier gitan essaient aussi de survivre.